BIO

Griot dans l’âme, Moussa Coulibaly nous entraîne avec une grande sensibilité et une voix captivante dans une musique qui nous invite à voyager dans les lointaines contrées africaines. Initié aux instruments traditionnels depuis son enfance, il mélange aujourd’hui, les styles, les rythmes et les instruments pour nous proposer aussi bien une musique traditionnelle, qu’une musique afrobeat.

La musique

Moussa joue de la musique Afro Mandingue (world music), mélange non traditionnel d’instruments européens et africains, de rythmes de l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal…) mêlés aux sonorités modernes de la world. Une musique sans frontières, élargie et ouverte à tous les publics. Ce métissage est venu d’un travail au Burkina avec une multitude d’artistes renommés, notamment sur les rythmes mandingues, en tant que griot.

L’histoire

Moussa Coulibaly est originaire d’une famille de griots à Bokui dans le département de Djibasso au nord-ouest du Burkina Faso près de la frontière du Mali. Les habitants de son village ont accès à l’eau du puits, mais n’ont pas l’électricité. La première école est à 15 km, les enfants s’y rendent à pied ou à vélo. Dès la naissance, Moussa suit sa destinée de griot. Ses premiers jouets sont des instruments de musique (balafon, tamani, n’goni, kora…) Il se produit avec ses frères à l’occasion d’évènements qui ponctuent la vie du village : baptèmes, mariage, funérailles, récoltes …dans toute la région de la Kossi (nord ouest du Burkina Faso) Comme il le dit souvent «on naît griot et on est griot mais on ne peut le devenir». Moussa est un griot dans l’âme et c’est avec une grande sensibilité qu’il se met au service de la musique. Le griot est considéré comme étant le dépositaire de la tradition orale, c’est le maître de la parole. Il véhicule à travers la musique, les chants et les contes, l’histoire et la mémoire ancestrale de son village, de sa région, de son pays. A l’âge de vingt ans, Moussa quitte la région de Djibasso pour se rendre en ville et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Il se rend d’abord à Bobo Dioulasso où il rencontre une musique moins traditionnelle, d’autres styles et d’autres rythmes. A Ouagadougou il remporte le 1er prix de musique traditionnelle vocale en 2002 et arrive 3e du Grand Prix National en 2003. Après le succès rencontré au Burkina et alentours avec son groupe Zimawe, il effectue ses premières tournées en Europe de 2000 à 2004 avant de s’installer à Strasbourg en 2005. Moussa commence alors à développer autrement sa musique en tant qu’artiste solo, avec des musiciens français, et sort son premier album en 2010, mais ne s’arrête jamais de jouer en France et dans les pays voisins.

Ozmafrica

Multi-instrumentiste et chanteur, il a pu collaborer avec le groupe de jazz Ozma pour créer Ozmafrica, carrefour entre griots traditionnels et jazzmen modernes, avec qui il part en tournée au Burkina en 2008 pour effectuer une création avec des musiciens locaux. Il leur fait découvrir les musiques d’Afrique, la famille de griots, le village d’origine, la vie à la capitale, les instruments et la danse traditionnels. Les strasbourgeois ont également pu échanger avec les meilleurs musiciens du Burkina, en-dehors du projet. Le groupe plait au Ministère de la Culture du Burkina Faso, qui fournit un bus avec chauffeur pour tourner dans le pays.

Les Enfants de Djibasso

Après avoir discuté avec les habitants de son village, Moussa revient riche d’idées et décide en 2009 de fonder une association : Les Enfants de Djibasso. L’association est destinée à servir aux besoins des jeunes générations sur place, dans son village, pour leur donner envie de rester et de ne pas aller dans les grandes villes en vain, et souffrir comme tant d’autres enfants que Moussa a croisés. La structure vise à les rendre autonomes en leur fournissant des formations, et récolte en France des fonds et du matériel pour servir au Centre construit à Djibasso (matériel scolaire, machines à coudre, outils de menuiserie). Les enfants qui ne peuvent pas ou n’ont pas pu aller à l’école peuvent être formés à ce centre, chose rare dans un pays qui manque de telles formations. L’association est ouverte à tous partenaires – lesenfantsdedjibasso@gmail.com 06 50 05 92 20

Parallèlement, Moussa collabore avec le musicien malgache Rajery et enregistre ce projet Madagascar/Burkina sur un CD en 2010 en partenariat avec la Ville de Strasbourg et l’Espace Culturel Django Reinhardt, projet porté par Jean-François Pastor qui avait antérieurement programmé les deux artistes chacun de leur côté.

In Time Jazz & TamaKan

Moussa participe à un nouvel échange culturel en 2014 avec le jeune groupe strasbourgeois In Time Jazz et les musiciens burkinabés de TamaKan, pour une résidence de 3 semaines au Burkina Faso accompagnée de concerts et d’ateliers en écoles. Cette fois, le travail a été effectué au village pendant 2 semaines, dans le premier bâtiment du Centre des Enfants de Djibasso, entouré des enfants. Tout le monde se rend alors compte de l’importance de ce qui peut être développé par une telle collaboration. Les concerts à l’école devant plus de 500 élèves, et sur la place du Chef du village rencontrent un succès plus qu’encourageant.

Actuellement, Moussa Coulibaly est à nouveau à la recherche d’un producteur pour son nouvel album sur lequel il est en train de travailler à Strasbourg.

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